| Le marché de la minceur, compléments alimentaires, produits diététiques, cosmétiques... est très prometteur en France mais souffre d'une offre "pléthorique", selon une étude publiée par le cabinet d'études économiques Xerfi. "Victime de son succès, le marché de la minceur est axé principalement sur la promesse", écrit Xerfi. Selon le cabinet d'études, "les laboratoires et autres prestataires n'ont pas toujours su convaincre les consommateurs de l'efficacité de leurs produits et services", et les références de plus en plus sophistiquées des produits ont contribué à déstabiliser les consommateurs. Estimant le marché "élargi" de la minceur à un milliard d'euros en France en 2010, Xerfi y classe aussi bien les compléments alimentaires que la diététique, les cosmétiques, l'automédication, l'édition (avec les best-sellers de diététique ou de régime) ou même les jeux vidéo (Wii). Certains services comme le coaching ou des soins dispensés dans des réseaux spécialisés ou non, y entrent également. "Le marché de la minceur recèle un important potentiel de croissance dans une société caractérisée par le règne de l'apparence", résume l'étude. Selon Xerfi, le durcissement de la réglementation européenne sur les allégations nutritionnelles et de santé et l'entrée en vigueur des recommandations de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) sur les produits cosmétiques, devraient aider les consommateurs "désorientés" à y voir plus clair. "En attendant, faute de repères et de preuves d'efficacité sur ces produits minceur, les Français procèdent à des arbitrages de consommation" et boudent les produits pour lesquels ils n'ont aucune preuve d'efficacité, relève le cabinet.
|