Ce pays, autrefois sous l’égide de l’empereur mongol Kubilaï Khan, voit apparaître, malgré la pauvreté, l’émergence de grosses fortunes locales qui développent ainsi un appétit croissant pour les produits de luxe. Ces « nouveaux khans », enrichis grâce aux importantes ressources minières de la Mongolie, ont un goût prononcé pour les marques occidentales de luxe, telles que Louis Vuitton, Armani, Hugo Boss ou Burberry. Ces derniers ont d’ailleurs ouvert des boutiques dans le centre d’Oulan Bator, la capitale où réside plus d’un tiers de la population. Cette richesse contraste avec la situation de la majorité des Mongols qui peinent à joindre les deux bouts. Désormais, il n’est pas étonnant de voir défiler des 4x4 et des voitures de sport européennes dans les rues « trouées de nids de poule ». La mode, par ailleurs, devient un secteur porteur. Le responsable du magasin Hugo Boss, M. Siizhuugiin Nasantulga, explique : « Les gens ont davantage à dépenser. Ils préfèrent dépenser ici plutôt qu’aller faire leur shopping à l’étranger. Les Mongols ont un grand sens de la mode et ils sont toujours à la recherche de produits de qualité ». Même si les boutiques ont peu de clients, ceux-ci dépensent beaucoup. Et cet engouement pour les produits de luxe va continuer. Selon les autorités, le revenu par habitant devrait passer de 1 800 dollars en 2008 à 15 000 dollars en 2015. Autre secteur potentiel, l’immobilier de luxe. Des logements, qui s’acquéraient auparavant pour 5 000 dollars, se vendent aujourd’hui à 90 000 dollars. La Mongolie devient donc un pays à fort potentiel pour l’industrie du luxe.
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