La multiplication des contrôles fiscaux en Italie incite les propriétaires de voitures de luxe à restituer leur véhicule, par crainte d'attirer l'attention des autorités. Des échanges sont alors réalisés contre des véhicules plus modestes, auxquels le fisc apporte moins d’attention. M. Minervini, commandant de la police financière de l'Emilie-Romagne, en Italie du centre, a ainsi évoqué un phénomène « de peur », face aux contrôles imprévus qui se sont multipliés depuis janvier 2012. Le maire de Milan, Giuliano Pisapia, a insisté sur les contraventions données à « de grosses voitures garées sur (les) pistes cyclables », susceptibles de voir « leur numéro de plaque d'immatriculation transféré au fisc ». En 2011, 110 855 voitures de luxe ont été immatriculées en Italie. Suite à 2 806 contrôles croisés avec la déclaration d'impôts des propriétaires, le fisc a pu effectuer des redressements pour plus de 68 millions d'euros. Le gouvernement de Mario Monti a fait une priorité de la lutte contre l'évasion fiscale, fléau évalué en Italie à quelque 120 milliards d'euros par an.
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