La Fashion Week milanaise débute ce mercredi 22 février dans un climat économique morose. Les collections de prêt-à-porter féminines automne-hiver 2012 seront présentées. Certains professionnels qualifient la situation de « dramatique », aussi bien pour le marché italien que le marché français. Les pertes en Europe ont en partie été compensées par les ventes en Asie, en Russie et aux Etats-Unis. Des nuances ont néanmoins été apportées, notamment par le président de la Chambre de la mode italienne Mario Boselli, pour qui le contexte n’est pas « aussi catastrophique » qu’en 2008 : cette année là, la mode italienne enregistrait alors un recul de 4% et en 2009 une chute record de 15%. Les sociétés s’étant restructurées, elles ont acquis davantage de flexibilité, néanmoins le problème majeur réside dans l’accès des PME au crédit. Le chiffre d'affaires de la mode devrait donc reculer de 5,2% en 2012 pour s'établir à environ 60,2 milliards d'euros. Alors que 2011 était « globalement positive » avec environ 5,5% de hausse du chiffre d'affaires, 2012 sera une année « complexe et pleine d'inconnues » selon le président du Salon international du textile « Milano Unica », M. Albini. Ce dernier a insisté sur la nécessité de se concentrer sur l’export, sur les marchés dans lesquels le « Made in Italy » revêt une importance particulière. C’est le cas de la Chine qui a augmenté ses importations de tissus italiens de 27,2% en 2011. Les mesures d'austérité adoptées par le gouvernement de Mario Monti en décembre 2011 auront entraîné une diminution des achats vestimentaires de l’ordre de 1,5% à 2,5%. La Fashion Week milanaise se déroulera pour la première fois au château des Sforza, monument-symbole de Milan. Elle prendra fin le 28 février 2012.
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