Après huit années de hausse, le chiffre d’affaires du marché en France reculera de 3,5% en valeur en 2012, selon une étude du cabinet Xerfi. Cette régression est notamment due à une conjoncture incertaine et « anxiogène » qui pèse sur la demande ainsi qu’à des hausses des prix en magasins, liées à des matières premières toujours plus chères comme le cuir et le textile et à des salaires qui augmentent en Asie. Le marché rebondira néanmoins en 2013, de l’ordre de 1%. Entre 2000 et 2013, le chiffre d'affaires des détaillants aura ainsi plus que doublé, suscitant « la convoitise d'acteurs issus de l'habillement ou de la chaussure », dont certains nouveaux rayons sont consacrés aux sacs et à la bagagerie. Le secteur de la maroquinerie, dont les marges sont particulièrement importantes, accueille des maisons historiques spécialisées telles que Lancel, Longchamp ou Louis Vuitton, des maisons de couture, des créateurs de mode et des chausseurs de l'habillement grand public. 55% des parts de marché sont détenus par des enseignes spécialisées. Quant aux marques de luxe, celles-ci ont élargi leurs gammes afin de conserver une partie de leur clientèle d’une part, et d’assurer leur avenir international d’autre part. A titre d’exemple, les exportations de maroquinerie de France vers la Chine ont plus que doublé en un an. Les ventes de maroquinerie sur Internet représentaient 2% du marché en 2010.
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