Le groupe de cosmétiques américain a réalisé un deuxième trimestre conforme à ses attentes, connaissant un bond de 15% de son bénéfice net, grâce à des ventes en forte hausse aux Etats-Unis et en Chine. Néanmoins, le titre de la société reculait de 3,4% à vendredi 3 février, passant à 56,87 dollars, suite à ses prévisions décevantes. Le bénéfice du deuxième trimestre est ressorti à 396,7 millions de dollars et rapporté au nombre d'actions, le bénéfice courant s'établit à 1,01 dollar. Les ventes au cours du deuxième trimestre de l’exercice décalé progressent de 10% à 2,74 milliards de dollars, moins que les 2,75 milliards sur lesquels tablait le consensus. Le PDG d’Estée Lauder, Fabrizio Freda, a souligné « les moteurs de la croissance de 10% (des) ventes », constitués par les Etats-Unis, la Chine, les ventes en boutiques hors taxes et les ventes en ligne. Le groupe new-yorkais a insisté sur sa capacité d’adaptation à compenser le ralentissement dans certaines zones (comme l’Australie, le Japon et certaines zones en Europe), en s'appuyant sur la croissance dans d'autres régions, et ce, quel que soit le contexte économique. Les ventes ont ainsi progressé de 8% sur le continent américain, et de 21% en Asie Pacifique, soit 620 millions de dollars. M. Freda a également annoncé son souhait d’améliorer la rentabilité du secteur des parfums, en réduisant ses dépenses publicitaires pendant la saison des fêtes, en misant sur des marques haut de gamme telles que Tom Ford et Jo Malone, et enfin en « revitalisant » les parfums de ses marques de cosmétiques, comme Clinique ou Estée Lauder.
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