Le groupe familial Hermès, qui vise une croissance de l’ordre de 5% à taux de change constant en 2010, poursuit sa stratégie de valeur plus que de volume et ouvre 12 magasins cette année, dont le premier, Rive gauche. Depuis 1880, le malletier était présent Rive droite au 24, Faubourg Saint- Honoré, son magasin historique à Paris, puis au 42 Avenue Georges V. Le groupe de luxe comptera à partir de l’automne un troisième magasin à Paris qui s’installera au 17, rue de Sèvres, sur 1 320 m² au-dessus d’une piscine fermée depuis près de 40 ans, un lieu classé. L’ensemble des métiers de la maison y sera présenté. 10 des 12 magasins en projet seront ouverts en Asie. « Nous allons continuer d'ouvrir des points de vente, mais pas trop, et préserver notre image de produits exceptionnels. Nous conservons une stratégie de valeur, plus que le volume », explique Patrick Thomas, le gérant d'Hermès International. La stratégie se veut payante étant donné qu’Hermès a affiché les meilleurs résultats du secteur du luxe l'an dernier. Le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 4 % à taux de change constant à 1,9 milliard d'euros. Dans ses magasins, qui représentent 80 % de l'activité, les ventes ont augmenté de 12 %. Elles sont en recul de 17 % chez ses distributeurs. Le résultat opérationnel, lui, est en hausse de 3,9 %, tandis que le résultat net est en légère baisse de 0,5 %, à 288,8 millions d'euros. La maison a créé 163 emplois dans ses magasins et ses ateliers. Ces résultats un peu inférieurs aux prévisions, ont provoqué un recul du titre de 1,8%. Pour 2010, la maison se veut prudente. « Il n'y a pas encore de reprise du secteur du luxe, seulement des vibrations qui peuvent s'arrêter du jour au lendemain, avec les risques de crédits dans certains pays par exemple » affirme Patrick Thomas.
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