Les touristes américains ont été 18,9% de plus à séjourner à Paris en mai par rapport à mai 2011, profitant d'un dollar plus fort. En revanche, nos voisins de la péninsule, frappés par la crise, ont moins fréquenté la capitale française (-22,8%). Une étude sortie mercredi a révélé que « jamais autant d'Américains n'ont séjourné à Paris au cours d'un mois de mai depuis 2007 ». Mais ils n'ont pas encore retrouvé le niveau d'avant-crise : 157,635 arrivées en mai 2012 contre 163,418 en mai 2007. Cette étude a également révélé que nos voisins allemands, et suisses, avaient eux aussi choisi Paris comme destination avec une fréquentation respective de +23,9% et +35,6%. Toutes nationalités confondues, les arrivées étrangères ont enregistré une hausse de 8,1% à 806,463. Les arrivées des Français ont, elles, chuté de 15% en mai dans la capitale à 553,456, une baisse "conjoncturelle" qui s'explique par une clientèle d'affaires moins nombreuse en raison des ponts mais aussi par l'élection présidentielle, "frein traditionnel". Depuis janvier, la fréquentation de Paris des étrangers a grimpé de 6,1% tandis que celle des Français a reculé de 3,9%. Le taux d'occupation des hôtels a reculé en mai de 2,9 points par rapport à mai 2011 pour atteindre 83,4. Le prix moyen a grimpé de 6,8% à 174 euros, permettant au Revpar (indicateur de rentabilité dans l'hôtellerie) d'augmenter de 3% pour atteindre 147 euros, selon l'observatoire qui cite des chiffres du cabinet spécialisé MKG Hospitality. Un taux d’occupation qui a néanmoins augmenté de nouveau pour le mois de juin de 1,7 point à 91,8%.
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