78 ex-salariés de LOGO assignent LVMH en justice

Publié le 24/03/2017 par Abc-luxe
Partager sur les réseaux sociaux :

Nouveau rebondissement dans la brouille qui oppose le géant du luxe LVMH et le lunetier Logo : 78 anciens salariés de la société jurassienne ont lancé une procédure judiciaire contre le groupe français, l’accusant d’être responsable du placement en liquidation judiciaire de l’entreprise. Ils réclament la somme de 100 000 euros de dommages et intérêts chacun pour leur licenciement.

Au mois de novembre dernier, la société Logo avait été placée en liquidation judiciaire après que le groupe LVMH ait annoncé ne pas renouveler la licence exclusive pour les marques TAG Heuer et Fred qui les liaient au lunetier jurassien depuis 1999. Une décision qui marquait le clap de fin pour Logo, puisque les deux licences représentaient près de 97% de ses 40 millions de chiffre d’affaires.

Mardi 21 mars, Me David Métin, avocat de 78 des 172 salariés qu’employait la société, a plaidé devant le tribunal de grande instance de Paris afin que les plaignants reçoivent une indemnité de 100 000 euros chacun pour leur licenciement, arguant que le groupe de luxe avait créé une situation de dépendance économique qui a causé la perte de Logo.

Un plaidoyer contré par Me Bremond, avocat de TAG Heuer, qui a indiqué que « Tag Heuer avait soutenu Logo en maintenant la licence plus longtemps que tous les autres » et cela malgré « la gestion défaillante de la direction actuelle de la société et de son actionnaire » évoquée par LVMH au mois de novembre dernier.

Le tribunal de grande instance de Paris rendra sa décision le 30 mai prochain. Une autre procédure est en cours au tribunal des Prud’hommes de Lons-le-Saunier, avec une audience de conciliation prévue le 25 avril.

Articles complémentaires

Secteurs

Qui sommes-nous ? |  Annonceurs |  Partenaires |  Inscription à la Newsletter |  Contacts |  Informations légales |  © abc-luxe 2015