For Women in Science : L’Oréal accorde la science au féminin

Publié le 14/04/2014 par Shirley Pellicer
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Le programme For Women in Science est le fruit d’un partenariat entre une entreprise multinationale, L’Oréal, à travers sa fondation, et une organisation intergouvernementale, l’UNESCO, portées par une ambition commune : mettre les femmes de science sur le devant de la scène. Depuis seize ans, le Prix L’Oréal-UNESCO For Women in Science révèle et distingue chaque année des chercheuses d’exception qui, par la portée de leurs travaux, font progresser la science et contribuent à changer le monde.

Le programme attribue également chaque année des bourses à de jeunes scientifiques prometteuses arrivées à ce stade délicat de leur carrière où les difficultés peuvent avoir raison d’une vocation.

Depuis la création du programme L’Oréal-UNESCO For Women in Science en 1998 :
- Plus de 2 000 femmes scientifiques récompensées dans le monde.
- 82 lauréates ont reçu un prix pour l’excellence de leurs travaux scientifiques, dont deux ont par la suite remporté un prix Nobel.
- 1 920 ??jeunes scientifiques de talent ont reçu une bourse destinée à les encourager dans la poursuite de leurs études.


Pr Philippa Marrack (biologie), lauréate du Prix L’Oréal-UNESCO pour l’Amérique du Nord en 2004.

D’après le Boston Consulting Group, moins d’un chercheur sur trois dans le monde est aujourd’hui une femme. Les disparités entre les pays étant très importantes en termes d’accès à l’éducation et de droits des femmes, la Fondation L’Oréal a souhaité réaliser un état des lieux sur un échantillon de pays comparables afin de tenter de comprendre pourquoi le déséquilibre entre hommes et femmes persiste et à quels moments de la formation et de la carrière des femmes se produit le décrochage par rapport aux hommes.

Il révèle que seuls 29% des chercheurs sont des chercheuses. Au cours de la dernière décennie, la part des femmes au sein des chercheurs à travers le monde n’a augmenté que de 12%.

Alors que l’équilibre filles-garçons est visible au lycée,
- 32% des titulaires d’un diplôme de premier cycle universitaire en science sont des femmes. On passe à :
- 30% pour les titulaires d’un master
- 25% pour les doctorats.

Plus on grimpe dans la hiérarchie académique, moins les femmes scientifiques sont nombreuses. Au sein de l’Union européenne, seules 11% des plus hautes fonctions académiques sont tenues par des femmes dans les matières scientifiques (contre 19% toutes matières confondues).

La part des femmes à la tête des institutions scientifiques varie beaucoup d’un pays à un autre :
- 6% au Japon
- 27% aux Etats-Unis
- 29% en France
- 34% en Espagne.

Quant aux prix Nobel scientifiques, moins de 3% ont été attribués à des femmes depuis la création de cette récompense.

Les Prix L’Oréal-UNESCO For Women in Science sont attribués chaque année à cinq femmes représentant les cinq régions du monde (Afrique et États arabes, Amérique du Nord, Amérique latine, Asie-Pacifique et Europe) pour leur contribution au progrès de la science. Des scientifiques du monde entier sont invités à proposer des candidatures, dont la sélection finale est réalisée par un jury international indépendant, composé de membres émérites de la communauté scientifique et présidé cette année par le professeur Günter Blobel, lauréat du prix Nobel de médecine en 1999.

Les lauréates de l’édition 2014 du Prix L’Oréal-UNESCO For Women in Science incarnent le plus haut degré d’excellence en sciences de la vie.


Pr Laurie Glimcher (immunologie et médecine), lauréate du Prix L’Oréal-UNESCO pour l’Amérique du Nord en 2014.

Au-delà des 225 bourses attribuées localement par les filiales L’Oréal du monde entier, le programme de bourses internationales UNESCO-L’Oréal For Women in Science, créé en 2000, a pour but d’encourager de jeunes scientifiques à poursuivre leurs recherches pendant deux ans au niveau doctoral ou postdoctoral.

Quinze chercheuses sont ainsi sélectionnées et accueillies dans de prestigieuses institutions hors de leur pays d’origine. Ceci leur permet de développer d’importants réseaux au sein de la communauté scientifique et d’acquérir une expérience irremplaçable. Cette année, le programme distingue des scientifiques à fort potentiel dans les domaines de la neurobiologie, de la médecine, de la génétique de l’écologie ou de la biotechnologie, et nombre d’entre elles ont déjà contribué à la mise au point de solutions innovantes dans leur discipline. Ces jeunes femmes sont l’avenir de la science.

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