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  Fouquet’s Barriere 30/08/2010

Sommet du Triangle d’or Concorde-tour Eiffel-Arc de triomphe, le Fouquet’s Barrière fait l’objet d’un livre passionnant d’André Bercoff, produit par Chemin Lisant. L’auteur, écrivain journaliste, y relate son séjour « voyage » à bord du luxueux palace parisien. Une seconde partie, rédigée par Jonathan Siksou, propose une sélection de 150 adresses shopping, restaurants et sorties, destinations incontournables du 8e arrondissement.

Une page d’histoire

Au commencement, il y avait Louis Fouquet. En 1899, il fit du restaurant-brasserie-bar-salon le lieu de rencontre des cochers de fiacres et des « fiers cavaliers ». L’établissement devint rapidement le quartier général des héros de l’aviation, puis des professionnels du cinéma. Tous les grands du 7e art et de la littérature, de Simenon à Guitry, en passant par Audiard ou Depardieu y ont célébré leurs succès. Les grands décideurs mondiaux, hommes politiques et chefs d’entreprise internationaux se sont maintes fois croisés sur ses tapis carmin. Quant à l’hôtel, il est issu du rêve de François André au début du XXe siècle, puis de Lucien et Diane Barrière. Il figure sur la liste très fermée des palaces parisiens. C’est en 1990, à la mort de Lucien Barrière, que Diane, la fille de son épouse, prend la tête du groupe. À la suite d’un tragique accident d’avion qui la laisse tétraplégique, c’est son époux, Dominique Desseigne, qui lui succède et en prend officiellement la présidence en 1997. C’est lui qui acquiert les cinq bâtiments jouxtant l’hôtel, unifie les façades, restaure, habille et meuble l’intérieur. En 2006 naît l’hôtel Fouquet’s Barrière, « unique palace parisien détenu majoritairement par une famille française ».

« Luxueux sans ostentation, confortable sans exhibition »

À la lecture de ce livre richement illustré, on envie aisément André Bercoff qui a séjourné plusieurs jours au cœur de cet univers fastueux. Au Fouquet’s Barrière, le luxe commence avec une grande personnalisation du service. Bien avant son arrivée, le journaliste a répondu à un questionnaire sur ses « favoris ». Musique, journaux, fleurs ou gourmandises, le séjour à l’hôtel doit être l’occasion d’être entouré de ses préférences. « L’art d’accueillir est ici celui de donner » : la butlerisation du palace (pour butler, majordome en anglais, ndlr) en constitue l’une des signatures. Un majordome est attribué à chaque hôte du palace, afin de répondre à ses moindres desiderata. Ce qui semble retenir l’attention, après les galeries de portraits de stars et les tissus damassés, c’est le silence feutré, en contraste avec la ruche des Champs-Élysées. L’histoire est inscrite dans chaque recoin de l’établissement et porte trace de ses fondateurs. Le bar Le Lucien et ses quelque cinquante cocktails inédits ou le restaurant Le Diane, sous la houlette du chef Jean-Yves Leuranguer, sont autant de rendez-vous incontournables. André Bercoff savoure, se détend, contemple, déguste, rappelant qu’un palace est aussi le lieu de la célébration des sens, un îlot de volupté. Il a la formule heureuse « Un bar de palace, c’est une clairière dans la jungle des villes, un moment de bonheur suspendu ».

Tradition et air du temps

Éric Boonstoppel, directeur général de l’hôtel Fouquet’s Barrière, le rappelle en début d’ouvrage : l’hôtel allie « la pointe du progrès technologique et environnemental » et « le degré maximum du confort et de l’esthétique ». Ici, tradition et luxe authentique se conjuguent plus que jamais au présent. Valeurs et héritages se mêlent aux réalités modernes du troisième millénaire. Ainsi, dans chaque chambre, les dernières innovations numériques sont accessibles à portée de touches : Wi-Fi, scan photos et téléphone GPS obéiront à une simple pression de doigt. L’auteur pose toutefois la question du développement durable. Quid de l’environnement et de l’écologie en contexte luxueux ? Au Fouquet’s Barrière, on pratique l’éco-friendly : serviettes en fibres naturelles, ampoules à basse consommation et absence de thon rouge sur les cartes. Le palace a d’ailleurs obtenu la triple certification ISO 9001 (qualité de service), ISO 14001 (engagement environnemental) et SA 8000 (respect des droits de l’homme et de l’enfant). Toujours dans le souci de préserver la planète, l’hôtel met à disposition de ses clients e-solex et Lexus hybrides, parfaits pour les virées parisiennes.

Les adresses de Jonathan Siksou

Car le livre Fouquet’s Barrière est bien plus qu’un livre. Il est aussi un guide touristique très sélect qui accompagnera vos promenades autour de l’hôtel. Cent cinquante boutiques de luxe, coiffeurs, restaurants et autres concept stores sont ainsi répertoriés. Tous ces lieux se veulent fidèles à l’image de l’arrondissement : haut de gamme et porteur de rêves. Une brève mais alléchante description assortie d’informations pratiques en font le carnet d’adresses idéal des flâneurs parisiens du Triangle d’or. Jonathan Siksou s’est aussi aventuré au-delà des frontières du 8e arrondissement, pour sélectionner d’autres endroits mythiques, tels que Le Pré Catelan au bois de Boulogne ou le restaurant Petrossian, rue de l’Université. Enfin, l’auteur nous invite à découvrir de nouvelles sensations en effectuant des sorties inattendues : croisière romantique avec les Yachts de Paris, vol en montgolfière ou escapade à Chantilly. Pour donner raison à Hemingway qui titrait Paris est une fête !


Anaïs Lefaucheux

 
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