Inscrivez-vous   Mot de passe perdu  Inscription à la newsletter 


 

L'ACTUALITÉ
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
CARRIÈRE
 
 
 
   
BUSINESS SOLUTIONS
 
 
 
   
 
 
Qui sommes-nous ? | Partenaires
     Annonceurs | Presse | Contacts
Informations légales


  La Fée Parisienne, quand luxe rime avec éthique 20/05/2009

Lara Bruneau, créatrice de la « Fée Parisienne », s’est positionnée sur le segment du luxe éthique. La marque a su conquérir son public. Elle est aujourd’hui distribuée dans 45 points de vente, à Paris, son berceau, mais aussi sur la Côte-d’Azur et dans le monde entier. Rencontre avec une rêveuse dont le souhait est de préserver le patrimoine français.

Si d’autres ne savent pas quoi faire plus tard, Lara Bruneau n’a pas eu à se poser la question. L’art s’est imposé à elle comme une véritable vocation. Elle a intégré l’Esmod puis les Beaux Arts en se spécialisant dans les couleurs. Forte de cette première formation, elle a travaillé 15 ans auprès de marques prêt-à-porter et haute couture où elle s’est plu à revisiter les classiques intemporels en leur apportant la touche du moment. Partie du constat que le savoir-faire français était en train de se perdre, face à l’invasion des produits en provenance d’Asie, Lara a souhaité préserver le patrimoine national en imaginant une marque dont l’emblème allait devenir la Tour Eiffel. Elle allait enfin pouvoir dessiner des modèles à son image, sans avoir à suivre un plan de collection.

Retour sur la Genèse
Le point de départ de l’aventure s’est esquissé dans un bus à Roissy, où Lara Bruneau a eu l’envie soudaine de mettre Paris au centre d’un projet couture. Elle s’est surprise à imaginer la dame de fer sur un pull cashmere. En 2006, les Galeries Lafayette, tombées sous le charme de la collection, lui confient un espace de 9 m2 où l’on s’amuse à découvrir six modèles autour de la capitale et du rêve parisien. La réussite de l’exposition devient un tremplin à l’ouverture de la marque sur un réseau de distribution plus étendu. Pour les lignes ultérieures, Lara s’est inspirée entre autres du Pop Art, mettant des couleurs vives au cœur de son travail. Elle réalise par ailleurs des vêtements pour enfant, misant sur la gourmandise par le biais des religieuses au chocolat ou de tasses à café.

Une marque militante
Aujourd’hui, la Fée Parisienne se distingue par la qualité des matières et le savoir-faire français. Disposant du label « Reach », les couleurs ont été testées et répondent à un faible degré de nuisance pour l’environnement. Certains modèles arborent même la couleur naturelle de la chèvre, le beige n’est pas coloré. Lara aime à faire savoir que ses créations s’inscrivent dans le temps grâce à un travail serré du cashmere qui nécessite plus de matières mais ne se déforme pas.
Entrepreneuse et artiste, Lara mène son navire seule en s’entourant de partenaires sélectionnés. En interne, pas d’équipe, dessinateurs ou commerciaux. Elle élabore le design de ses collections et met au point les détails avec son usine française partenaire. Elle achète les fils en Ecosse et Italie, les teintures sont faites sur place et la fabrication est entièrement « Made in France » pour obtenir des finitions en remaillage maille à maille. Conçus en fibres longues, les pulls sont doux et résistants. Lara choisit de gérer aussi les tâches administratives et commerciales pour rester compétitive et apporter aux clients un meilleur rapport qualité/prix.
De style classique ou décalé, chaque femme peut être séduite par l’univers Fée Parisienne. Son cœur de clientèle concerne des femmes actives entre 30 et 40 ans. Depuis la crise économique, une nouvelle clientèle plus jeune fait son apparition dans les rayons de la marque. Des jeunes femmes désireuses d’acquérir un produit plus cher mais qui dure quitte à le payer en plusieurs fois. Les mentalités changent et la consommatrice devient plus citoyenne dans sa façon d’acheter sans pour autant renoncer à se faire plaisir.


« Le luxe, c’est faire attention aux autres »
Pour Lara, le secret de la réussite est la confiance, la prise en considération d’autrui car on ne fait rien de bien seul. Relation de proximité avec ses clientes, mais aussi envers ses détaillants et fournisseurs qu’elle connaît depuis 17 ans. Et puisque l’aventure humaine ne s’arrête pas là, savez-vous comment est né le logo de la Fée Parisienne ? « Je me suis mis en tête que l’artiste que j’aime le plus au monde allait faire mon logo ». Pour rester en cohérence dans un véritable univers, Pierre Le-Tan, artiste coup de cœur de Lara, a réalisé l’emblème de la marque. Emue par la douceur et la mélancolie de son œuvre, elle a commencé une correspondance avec lui, ainsi est né le dessin en encre de Chine présent sur tous les packagings.

« Si je devais conseiller un jeune créateur… »
Pour monter un projet comme celui-ci, Lara revient sur ce qui a pris beaucoup de temps au démarrage et les pièges à éviter pour un créateur désireux de se lancer. Le plus difficile est de trouver un industriel qui croit en votre projet et qui accepte de produire en petite quantité. Pour démarrer il faut « une vraie compréhension et motivation commune ». La force aujourd’hui de la « Fée » est la possibilité de réassort sous quinze jours. Pour des soucis de trésorerie, les détaillants peuvent ainsi passer commande deux fois par saison. Au programme de cet hiver ? Des fluos ! Rose, turquoise et violet viendront rehausser les gris et beige naturels. En septembre, une toute nouvelle ligne de tee-shirts en cashmere sera dévoilée. Et au printemps suivant, des couleurs plus « sorbet » feront leur apparition. « Chaque saison, la collection augmente de 20 pièces et les indémodables sont revisités ».


A l’heure actuelle, l’entreprise s’autofinance sans l’aide de partenaires financiers et enregistre une hausse du chiffre d’affaires de 10% par rapport à mai 2008. L’ouverture d’un magasin en nom propre, donne lieu à un projet sous 24 mois. « Malgré les usines qui ferment, je continuerai le plus longtemps possible à faire du Made in France ».
Merci Lara d’avoir donné autant de douceur à notre dame de fer !
www.lafeeparisienne.com  


Audrey Depommier

   
Imprimer cet article