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Le marché de l’Epicerie Fine et des produits alimentaires haut de gamme |
24/02/2010 |
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Distributeurs spécialisés vs grande distribution alimentaire : quelles nouvelles offensives ?
Estimé par Precepta à plus de 5 milliards d’euros, le marché de l’épicerie fine et des produits alimentaires haut de gamme continuera de progresser plus rapidement que l’ensemble de la consommation alimentaire d’ici 2012. La demande intérieure pour cette catégorie de produits augmentera ainsi sur un rythme annuel moyen proche de 3% en volume, alors même que l’alimentaire ne parviendra pas à passer la barre des 1%.
Les nouveaux défis des distributeurs d’épicerie fine
La relative résistance du segment haut de gamme de l’alimentaire face aux turbulences économiques n’empêche pas les acteurs de la distribution, spécialistes de l’épicerie fine et généralistes alimentaires, de devoir faire face à des défis de taille qui conditionnent largement leurs stratégies de développement.
La concurrence interne s’exacerbe avec une confrontation de plus en plus marquée entre les acteurs spécialisés et les enseignes de la grande distribution alimentaire. Certes, les publics visés ne sont a priori pas similaires, avec pour les premiers une clientèle plus restreinte (pouvoir d’achat élevé, catégories socioprofessionnelles supérieures…) et pour les seconds une clientèle plus familiale et diversifiée. Néanmoins, les frontières entre ces deux catégories d’acteurs tendent à s’estomper légèrement du fait du déploiement de certaines marques haut de gamme dans les GSA (Grandes Surfaces Alimentaires), à l’instar de Fauchon qui a lancé courant 2009 une gamme de produits surgelés (salés et sucrés) dédiés à la grande distribution, tandis que hypers et supermarchés sont devenus plus crédibles sur le haut de gamme alimentaire. Ces derniers gagnent en effet en notoriété sur ce segment avec leurs MDD (Marques des Distributeurs) premium. Les GSA mettent aussi en place des politiques d’adaptation de leurs points de vente à la zone de chalandise, à l’image de Carrefour qui a revu courant 2009 le concept de son hypermarché de Paris Auteuil, lui conférant une image résolument premium : partenariats avec des maisons de prestige (Kaspia, Fauchon…) et architecture spécifique.
La concurrence interne évolue également du fait de l’apparition de sites spécialisés dans le e-commerce d’épicerie fine. Parallèlement au développement des sites des acteurs traditionnels (Fauchon, La Grande Epicerie de Paris, Pierre Hermé …), des pure players sont arrivés en nombre au cours des dernières années. Aujourd’hui, leur poids dans le commerce alimentaire haut de gamme est encore faible : rares sont les acteurs à dépasser les 2-3 millions d’euros de chiffre d’affaires (Bienmanger.com, Natoora.com) et plus rares encore sont ceux qui parviennent à dégager des bénéfices.
Les spécialistes du haut de gamme revoient leurs stratégies
La bataille concurrentielle s’annonce rude sur le marché, poussant les réseaux spécialisés dans l’épicerie fine (Hédiard, Pierre Hermé, Fauchon, La Grande Epicerie de Paris…) à multiplier les offensives.
Parmi les grandes stratégies menées par la profession, l’internationalisation des enseignes constitue une des grandes orientations stratégiques des spécialistes de l’épicerie fine.
Si l’implantation directe via des points de vente (majoritairement en franchise) constitue l’un des modes de développement privilégiés hors des frontières par les groupes d’épicerie fine, il n’en reste pas moins que les acteurs du secteur commercialisent également une partie de leur offre par le biais de points de vente multimarques : aux Etats-Unis par exemple, la stratégie de Fauchon repose davantage sur une politique de vente auprès des « gourmets stores », magasins spécialisées dans l’alimentation haut-de-gamme et localisés dans les grands centres urbains américains, que sur la gestion de magasins sous enseigne.
Si la croissance restera d’actualité pour le marché de l’épicerie fine dans son ensemble, la partie s’annonce malgré tout serrée entre les spécialistes du haut de gamme et les généralistes de l’alimentaire.
D’après l’étude « Le marché de l’épicerie fine et des produits alimentaires haut de gamme » publiée par Precepta en février 2010.
Accéder à la présentation de l'étude
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