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  « A l'atelier », accessoires et bijoux à la carte
Publi-rédactionnel
31/05/2010

Edgard Hamon, façonnier historique pour les Maisons de luxe lance sa propre ligne d'accessoires et de bijoux, accessibles exclusivement sur son site Internet, et personnalisés selon le goût de chaque cliente.

Des références de grande qualité

« Edgard Hamon, parurier à Paris depuis 1919 » - indique la plaque sur l’immeuble en pierre et fer forgé de l’époque de Gustave Eiffel au 5 rue d'Uzès dans le deuxième arrondissement de Paris. Dans ce vaste lieu si bien caché de l’œil des passants, des artisans de haut niveau façonnent des accessoires destinés aux maisons de couture les plus prestigieuses de la place parisienne. Ils les fabriquent à la main avec, parfois, l'aide de machines d'autrefois. Dans les archives de la Maison figurent des pièces réalisées pour Yves Saint-Laurent, Lanvin, Chanel, Christian Dior, John Galliano, Marc Jacobs, Christian Lacroix, Thierry Mugler, Nina Ricci, Balenciaga... Le showroom, où les accessoires d'époque sont exposés pour les professionnels, évoque un musée de la mode.

Artisanat et tendance


Pendant presque un siècle, Edgard Hamon ne s’est jamais dévoilé à l'extérieur de ce cercle restreint des Maisons de Luxe. En mars 2010, voici qu’il franchit le pas, en lançant sa propre ligne d’accessoires et de bijoux, baptisée « A l’atelier », disponible exclusivement dans sa e-boutique sur http://www.alatelier-style.fr. Cette première collection se compose de deux modèles de sacs : le « Victoria » en paille tressée et « l’Adélaïde » en cuir bicolore, avec pochettes et trousses à maquillage assorties, plus une ceinture bicolore et réversible. S’y ajoutent des bijoux en argent massif et cuir de vachette et/ou satin de soie (suivant le modèle) : des bracelets (jonc ou tressé), une bague, des boucles d’oreille, un collier, un ras du cou, un sautoir et un porte-clés. Les modèles ont été conçus par le bureau de style d'Edgard Hamon, et créés par son atelier. Il revient à la cliente de choisir ses matières et ses couleurs dans les gammes d'échantillons présentées sur le site. Le fruit de cette collaboration : une pièce unique, personnalisée et façonnée selon la qualité reconnue de l'atelier, que la cliente recevra chez elle sous 4 à 6 semaines.

Un atelier à l’ancienne

Toujours fidèle au « fait-main », Edgard Hamon demeure désormais le seul atelier de Paris à travailler à la fois le métal et le cuir, le tissu et maintenant la résine. Les « petites mains » qui y travaillent doivent s'adapter à des commandes plus créatives les unes que les autres, et donc se révéler polyvalentes. Finaliser une ceinture, coudre la doublure d'un sac, ou insérer des cristaux microscopiques dans les alvéoles d'une broche constituent  leur quotidien. Ce qui exclut toute monotonie d’un travail régulier. L'atelier emploie une quinzaine de personnes, dont des stagiaires d’écoles spécialisées. L’équipe est soudée, l'ambiance intime et chaleureuse. L'atelier, pour le centre de Paris, est de très grande taille – 850 mètres carrés. Aux établis du cuir, les artisans coupent, désépaississent et préparent les peaux pour les sacs et les ceintures. C’est aussi là que se font l’assemblage des sacs et la finition des ceintures. De la fonderie sortent tous les éléments métalliques – fermoirs de sacs, boucles de ceinture, structures de broches et de boucles d’oreille… L’atelier d’assemblage des bijoux est voisin du studio où les stylistes travaillent sur les projets à réaliser : à partir de leurs croquis, seront provisoirement assemblés les éléments qui permettent de visualiser la version finale de la pièce.

Une belle histoire

La Maison a été fondée par Edgard Hamon en 1919. Elle fabrique alors des boutons de bottines et de guêtres pour les maisons de « l'Age d'Or de la Haute Couture » : Chanel, Lanvin, Grès, Fath, Balenciaga, Balmain, Dior... Dans les années 50, s’y ajoutent des boutons de vêtements. En 1968, lorsque Yves Saint-Laurent crée sa propre Maison, une collaboration se noue, qui va durer 35 ans. La même année, un autre Grand de la Couture, Hubert de Givenchy, devient client d'Edgard Hamon. Le parurier se réoriente vers des ceintures, d’une telle qualité de finition qu'elles deviennent l'orgueil de l'atelier. En 1999 la société est vendue avec la Maison Yves Saint-Laurent au Groupe Gucci, qui envisage la clôture de l’atelier Edgard Hamon. Voici venue l’époque où le profit financier prend le pas sur la mode… Que faire d'un atelier qui utilise des méthodes de fabrication remontant au début du siècle ? C’est alors que Jean Bergeron – ancien président délégué du Comité Colbert et ardent défenseur du patrimoine culturel français - rachète Edgard Hamon aux Italiens. Il va communiquer son énergie à l'entreprise. Son intuition ne l'a pas trompé : Edgard Hamon a trouvé un second souffle. Aujourd’hui, la Maison fait partie des Entreprises du Patrimoine Vivant. Et « A l’atelier » ouvre un nouveau chapitre de son histoire : l’e-artisanat du XXIe siècle.



 
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