Le groupe de presse Condé Nast, éditeur des magasines Vogue, Glamour, Vanity Fair, ou encore GQ et Wired, a annoncé céder sa participation de 234 livres sterling (soit environ 260 millions d’euros) au capital de la plateforme de vente en ligne d’articles de luxe Farfetch. En cause : la gestion de la plateforme, qui susciterait l’inquiétude de Condé Nast, et notamment concernant le montant des dépenses allouées au marketing, rapporte le Sunday Times. Au mois de mars dernier, Jonathan Newhouse, président de Condé Nast, avait déjà démissionné du conseil d’administration de Farfetch.

Le groupe de presse américain avait été l’un des premiers investisseurs majeurs du e-retailer, fondé et dirigé par José Neves et basé à Londres. En 2017, les deux entreprises avaient noué un partenariat commercial associant contenu éditorial et e-shopping, et par le biais duquel les lecteurs des titres du groupe étaient redirigés vers la plateforme.

Au premier trimestre de l’exercice 2019, Farfetch a enregistré une perte de 109,2 millions de dollars, contre 50,7 millions de dollars au premier trimestre de 2018. Les revenus sont passés de 125,6 millions de dollars à 174 millions de dollars.

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