La bataille judiciaire semble toucher à sa fin entre le géant du luxe LVMH et les salariés du lunetier Logo, puisque la justice a autorisé ce jeudi l’accord conclu entre les deux parties. 

En novembre 2016, la société Logo avait été placée en liquidation judiciaire après que le groupe LVMH ait décidé de ne pas renouveler les licences des marques TAG Heuer et Fred, confiées au lunetier jurassien depuis 1999 et qui représentaient près de 97% de son chiffre d’affaires. Une décision qui avait contraint Logo à mettre la clef sous la porte. Les salariés de l’entreprise jurassienne avaient alors lancé une procédure judiciaire contre LVMH, estimant que le groupe de luxe avait créé une situation de « dépendance économique » qui avait causé la perte de Logo, et réclamaient 100 000 euros de dommages et intérêts par personne.

Le juge commissaire du tribunal de commerce de Lyon a autorisé l’accord trouvé entre les deux parties au mois de juillet dernier, et se traduisant par le versement d’une indemnisation calculée en fonction du salaire de chaque salarié. Le montant moyen devrait s’élever à près de 10 000 euros par personne.

L’accord négocié pourra être signé au terme d’un délai de 10 jours à compter de la notification de cette autorisation, à la condition qu’aucun recours ne soit déposé. Il pourra ensuite être homologué par le tribunal. En parallèle,  la procédure entamée aux Prud’Hommes contre les ex-actionnaires de l’entreprise Logo, se poursuit.

 

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