Le destin de la maison Sonia Rykiel est scellé. Le tribunal de commerce de Paris a prononcé jeudi 25 juillet la liquidation judiciaire de la maison de prêt-à-porter Sonia Rykiel, trois ans après la disparition de la créatrice, et trois mois après son placement en redressement judiciaire. 

Fondée en 1968 à Saint-Germain-des-Prés et célèbre pour ses pulls en maille à rayures, la griffe parisienne était en proie à de lourdes difficultés financières depuis le décès de sa fondatrice il y a trois ans. Après avoir vu ses ventes s’écrouler à 35 millions d’euros pour 30 millions d’euros de pertes en 2018, elle avait demandé au mois d’avril dernier son placement en redressement judiciaire.

Au cours des trois derniers mois, une dizaine de repreneurs potentiels avaient manifesté leur intérêt pour la marque, et la date clôture pour le dépôt d’offres avait été repoussée à trois reprises. À l’issue des trois mois, une seule offre était restée en lice, mais les repreneurs potentiels ne s’étaient pas présentés à l’audience. Ce jeudi 25 juillet, le tribunal de commerce de Paris n’a donc pas eu d’autre choix que celui de trancher en faveur de la liquidation judiciaire immédiate de Sonia Rykiel.

En 2012, la griffe avait été cédée à 80% au fonds d’investissements chinois Fung Brands (désormais First Heritage Brands), dirigé par le Français Jean-Marc Loubier, qui avait injecté la somme de 200 millions d’euros pour accompagner la croissance de la marque. La liquidation judiciaire entrainera le licenciement de 131 salariés.

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