Après Kenzo au mois d’avril dernier, c’est au tour de Saint Laurent de s’attirer les foudres de la société Levi Strauss & Co. Le fabricant de jeans américain aurait déposé une plainte à l’encontre de la filiale américaine de la maison de couture française, qu’elle accuse de contrefaçon. 

En effet, la marque de denim n’aurait pas vu d’un bon oeil l’utilisation par Saint Laurent de petites étiquettes apposées sur les poches arrière de certains de ses modèles de jeans, similaires aux étiquettes utilisées par Levi’s sur ses jeans depuis 1936 et devenues véritablement emblématiques de la marque. La griffe aurait ainsi déposé le 16 novembre dernier une plainte auprès du tribunal de district de Californie du nord afin que celui-ci émette une injonction empêchant Saint Laurent de fabriquer, produire, promouvoir et vendre des articles en toile de jean pourvus de la fameuse étiquette, et tout produit affichant des mots ou des symboles ressemblant à l’étiquette emblématique de Levi’s. La marque demande également des dommages et intérêts, dont le montant devrait être déterminé lors du procès.

Dans sa plainte, Levi’s argue que Saint Laurent tire profit d’un élément popularisé par Levi’s, causant ainsi un « préjudice incalculable et irréparable à la réputation de Levi’s et amenuisait la capacité de son étiquette caractéristique à différencier les produits Levi’s des autres produits du marché ».

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