Ebranlé par l’affaire Weinstein qui secoue actuellement l’industrie du cinéma, c’est au tour du monde de la mode de faire le ménage en écartant le photographe Terry Richardson, connu pour ses clichés explicites et accusé depuis plusieurs années de harcèlement et d’abus sexuels.

Dans une note interne envoyée aux responsables de ses magazines, le groupe Condé Nast a fait part de sa volonté de ne plus travailler avec le photographe. « Toutes les séances photo qui ont été programmées ou les photos prises mais non publiées, doivent être détruites ou remplacées. Merci de nous confirmer que cette mesure sera mise en place immédiatement dans vos services » expose le mail en question, envoyé par le vice-président du groupe James Woolhouse. Une décision qui survient au lendemain d’un article du Sunday Times, paru dimanche 22 octobre, qui qualifie Terry Richardson de « Weinstein de la mode » et revient sur les nombreuses plaintes auxquelles le photographe doit faire face depuis plusieurs années.

Régulièrement visé par des accusations de harcèlement et d’abus sexuel depuis 2013,  Terry Richardson avait même fait l’objet d’une pétition, appelant les magazines et les grandes marques à stopper leur collaboration avec le photographe new-yorkais. En 2014, l’intéressé avait publié une lettre dans le Huffington Post américain afin de se défendre contre ces accusations, indiquant n’avoir « jamais utilisé d’offre de travail, de menace ou de réprimande pour forcer quelqu’un à faire quelque chose qu’il ne voulait pas ».

Si les rumeurs et les plaintes n’avaient jamais véritablement cessé depuis 2014, il aura fallu attendre le scandale de l’affaire Weinstein et la polémique mondiale autour du harcèlement sexuel subi quotidiennement par les femmes, pour que l’affaire Terry Richardson soit relancée. Les marques Valentino et Bulgari ont également fait part de leur décision de ne plus collaborer avec le photographe.

 

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