Le 18 juin prochain, l’intégration du sellier-maroquinier Hermès au sein du CAC 40, renforcera encore davantage le poids des valeurs du luxe français dans l’indice phare de la Bourse de Paris.

Alors qu’aux Etats-Unis les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) règnent sur Wall Street, en France, ce sont désormais les KHOL (Kering, Hermès, L’Oréal, LVMH) qui dominent la Bourse de Paris. Le 18 juin, le mastodonte Hermès fera son entrée au sein du CAC 40, en remplacement du cimentier franco-suisse LafargeHolcim, qui quittera l’indice après 31 ans de présence. Côté Hermès, introduit en Bourse en 1993, tous les critères étaient réunis pour intégrer le CAC 40, à commencer par une capitalisation de près de 60 milliards d’euros (qui le hisse directement au huitième rang de la place), et un titre en hausse de +27% depuis le début de l’année. Rappelons qu’au cours de l’exercice 2017, le groupe français avait vu ses ventes décoller de +9% à 5,5 milliards d’euros, tandis que son résultat net avait atteint 1,2 milliard d’euros, soit 22% des ventes, en progression de +11%.

Une arrivée bien méritée pour le sellier au sein du CAC 40, qui ancrera par ailleurs l’indice parisien en tant que capitale boursière du luxe. En effet, avec une valorisation de 156 milliards d’euros pour LVMH, 118 pour le groupe L’Oréal et 63,5 pour Kering, ces quatre entreprises représentent à elles seules plus de 390 milliards d’euros, soit près de 25% de la capitalisation du CAC 40, loin devant le secteur bancaire, l’énergie, les télécoms ou les assurances.

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