Le groupe de luxe faisait depuis 2017 l’objet d’une gigantesque enquête ouverte par le parquet de Milan pour évasion fiscale. 

Ce jeudi 9 mai, le groupe Kering a annoncé être parvenu à trouver un accord à l’amiable avec les autorités fiscales italiennes dans le cadre de la procédure pour évasion fiscale menée par le parquet de Milan depuis près de deux ans. Dans le cadre de cet accord, le géant du luxe devra s’acquitter d’une amende record d’un montant de 1,25 milliard d’euros, pénalités et intérêts compris. Dans un communiqué, le groupe a reconnu que « les réclamations soulevées par l’audit fiscal concernaient d’une part l’existence d’un établissement stable en Italie sur la période 2011-2017, avec les profits associés, et d’autre part, les prix de transfert intra-groupe appliqués pour la même période entre LGI et Guccio Gucci S.p.A.« . Selon le parquet de Milan, le groupe aurait utilisé sa plateforme logistique suisse Luxury Goods International (LGI) pour facturer des ventes réalisées en Italie, et ainsi bénéficier de la fiscalité plus avantageuse de la Suisse.

Le groupe précise également que le montant du redressement fiscal s’établit à 897 millions d’euros, auxquels s’ajoutent des pénalités et intérêts pour s’élever à un montant total de 1,25 milliard, légèrement inférieur aux 1,4 milliard initialement évoquée par le fisc italien. « En première estimation, l’impact de cet accord sur les comptes consolidés de Kering devrait se matérialiser en 2019 par la comptabilisation en résultat d’une charge d’impôt complémentaire de l’ordre de 600 millions d’euros, et en trésorerie par le décaissement d’une somme de 1 250 millions d’euros« , a commenté le groupe de luxe.

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