Sous le coup d’une gigantesque enquête du parquet de Milan pour évasion fiscale depuis 2017, le groupe de luxe Kering pourrait avoir à s’acquitter d’un redressement d’un montant de 1,4 milliard d’euros en Italie. 

Au mois de mars dernier, le site d’information Mediapart révélait que le groupe Kering avait économisé près de 2,5 milliards d’euros d’impôts depuis 2002, en utilisant Luxury Goods International (LGI), l’une de ses plates-formes logistiques basées en Suisse, pour facturer des ventes réalisées en Italie, et ainsi faire baisser sa facture fiscale.

Dans un communiqué partagé vendredi, le groupe de luxe a indiqué qu’une équipe d’audit des autorités fiscales italiennes avait finalisé un audit fiscal portant sur les résultats des années 2011 à 2017, et selon lequel Luxury Goods International aurait exercé en Italie des activités qui auraient dû donner lieu au paiement d’impôts sur les sociétés en Italie. Le redressement concernant cet impôt s’élèverait à environ 1,4 milliard d’euros.

Un rapport qui doit encore être examiné au sein des autorités fiscales italiennes, mais que le groupe conteste. Dans un communiqué, Kering s’est dit « confiant quant à l’issue de la procédure en cours » et déterminé à « collaborer pleinement, en toute transparence, avec l’administration fiscale italienne pour faire valoir tous ses droits ».
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