Suite à l’allocution d’Emmanuel Macron lundi 10 décembre, plusieurs grands groupes ont déjà répondu présent à l’appel les enjoignant à verser à leurs salariés une prime de fin d’année exceptionnelle et défiscalisée. Parmi ceux-ci, l’opérateur Orange, détenu à 23% environ par l’Etat, qui a annoncé mardi soir son intention de verser une prime de 1 000 euros à tous ses salariés en France dont le salaire annuel brut est inférieur à 25 000 euros, et de 500 euros à ceux gagnant « entre 25 000 et 30 000 euros ». Un bonus qui devrait donc être alloué à quelque 20 000 salariés, sur les 92 000 employés de l’entreprise en France.

Toujours dans le secteur des télécoms, le groupe Altice France devrait également verser une prime de 1 000 euros à ses salariés, dont les conditions d’attribution seront précisées dans les jours qui viennent, tout comme le groupe Iliad, qui a indiqué que 6 000 employés seraient concernés par ce bonus.

Chez le géant de la publicité Publicis, les collaborateurs en France ayant une rémunération mensuelle inférieure à 2 500 euros brut bénéficieront également d’une prime de 1 000 euros, tandis que chez Total, l’ensemble des employés, soit environ 20 000 personnes, recevra un bonus exceptionnel de 1 500 euros. « Le versement de la prime devait intervenir même en l’absence du contexte actuel, sous la forme d’un intéressement », a indiqué un porte-parole.

De son côté, le leader mondial du luxe LVMH a annoncé mardi que « la prime de fin d’année nette d’impôts et de charges, proposée par le président de la République, est une excellente mesure, de nature à soutenir sans délai le pouvoir d’achat », et qu’il « appliquera cette mesure dès que la loi le permettra ». « Les modalités d’attribution de cette prime exceptionnelle seront précisées dans les jours qui viennent », mentionne le groupe de Bernard Arnault, qui emploie quelque 29 000 personnes en France.

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