Triste jour pour le monde de la gastronomie française. Samedi 20 janvier, Paul Bocuse s’est éteint à l’âge de 91 ans. Son oeuvre, son empreinte et sa générosité, resteront durablement gravées dans l’histoire de la gastronomie.

Né en 1926 à  Collonges-au-Mont-d’Or dans le Rhône, issu d’une longue lignée de cuisiniers, Paul Bocuse avait fait ses classes auprès d’Eugénie Brazier, papesse de la cuisine lyonnaise et première femme triplement étoilée au guide Michelin, qui lui inculquera la rigueur et les bases de la gastronomie. A l’orée des années 50, il rencontre Fernand Point, son « mentor » et « maître à penser » avec qui il travaillera durant 8 ans, avant de rentrer à Collonges pour reprendre l’auberge familiale, pour laquelle il obtiendra une première étoile en 1958.

Précurseur de la Nouvelle Cuisine dans les années 60 et 70 (un titre dont il se défendra dans une interview accordée au Figaro, rappelle Libération), figure emblématique de la cuisine tricolore traditionnelle à l’international et homme d’affaires aguerri, Paul Bocuse était à la tête d’un empire valorisé 100 millions d’euros, grâce à ses restaurants et brasseries disséminés aux quatre coins de Lyon, jusqu’au Japon et aux Etats-Unis.

Triplement étoilé au guide Michelin depuis 1965, le Chef aura accumulé les récompenses toute sa carrière durant : en 1975, il est fait chevalier de la Légion d’honneur par Valéry Giscard d’Estaing conquis par sa « soupe VGE », un consommé à la truffe surmonté d’un dôme de pâte feuilletée. En 1989, c’est le Gault et Millau qui le sacre Cuisinier du siècle, puis le prestigieux Culinary Institute of America qui lui décerne en 2011, le titre de Chef du siècle.

Âgé de 91 ans et atteint de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années, le Chef s’est éteint au sein de son auberge du Pont de Collonges.

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