Après Irene Rosenfeld chez Mondelez, c’est au tour d’Avon de céder à la pression de ses investisseurs activistes en se séparant de sa PDG Sheri McCoy.

Les fonds activistes d’Avon ont fini par avoir la tête de Sheri McCoy, qu’ils réclamaient depuis plusieurs mois. Avon a annoncé jeudi 3 août, le départ de sa PDG, qui avait pris les rênes du groupe en 2012. Précédemment vice-présidente de Johnson&Johnson, Sheri McCoy avait initié la cession de l’activité en Amérique du Nord, et mis en place en 2016 un vaste plan de restructuration, se traduisant notamment par la suppression de quelque 2 500 emplois. L’annonce de son départ, effectif au 31 mars 2018, intervient après la publication des résultats trimestriels du groupe spécialisé dans la vente directe de produits de cosmétiques. Avon a en effet déploré un chiffre d’affaires en recul de 3% à 1,4 milliard de dollars et une perte nette de 45,5 millions de dollars, plombé par l’importance croissante de la vente en ligne, le ralentissement de la croissance dans certains de ses marchés principaux et la crise économique de manière générale.

Suite à ces performances décevantes, déjà esquissées au premier semestre 2017, les fonds activistes Barington et NuOrion ont obtenu gain de cause avec l’annonce du départ de Sheri McCoy, qu’ils réclamaient depuis l’an dernier. Le cabinet de chasseurs de têtes Heidrick & Struggles a été mandaté pour trouver un successeur à Sheri McCoy.

Un peu plus tôt dans la semaine, c’est Irene Rosenfeld, à la tête du groupe Mondelez depuis 2007, qui a fait les frais des pressions exercées par les fonds activistes du groupe, via les financiers américains Bill Ackman et Nelson Peltz.

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